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Histoire de l'Eglise et de son orgue

Un siècle pour l’éternité


L'église d'Amanvillers placée sous le vocable de Saint-Clément, premier évêque de Metz, qui a été consacrée le 5 octobre 1890 est un superbe monument de par son style ogival, à trois nefs.

Le choeur est éclairé par trois fenêtres géminées, ornées de superbes vitraux, sortant des fabriques de Burckhardt de MUNICH, comme du reste tous les vitraux de cette église. Autour du choeur, en dessous des fenêtres, court une frise ogivale qui produit le plus bel effet. Le transept, assez vaste, est éclairé par deux fenêtres.

Cette église, que certains appelaient la « petite cathédrale du pays-haut », était par son style néogothique, sa construction en pierre de taille et l'importance de sa nef, digne des belles églises du Moyen-Age. Elle dominait avec majesté le village et les vergers, semblant devoir surveiller et protéger à la fois chaque demeure.


Septembre – Novembre 1944 


Excellent poste d'observation, elle fut hélas, la cible privilégiée et la première victime des canons américains. 

A l'arrivée des Alliés, ce n'était plus qu'une ruine d'où émergeait encore une partie de la tour, qui a été conservée dans la reconstruction de l'édifice.


A CE JOUR 


Le béton a fait place à la pierre de taille.

La robustesse des lignes franches a remplacé la légèreté des courbures. Plus de colonnes cylindriques qui s'allongent jusqu'à la voûte, supportant les croisées d'ogives, plus d'arceaux et de flèches finement ciselés.

Un simple et vaste hall mais que de merveilleux vitraux aux couleurs ardentes, oeuvre de Camille HILAIRE, éclairent avec bonheur


Une Communauté paroissiale :

Ce n’est qu’au 18ème siècle que le village fut constitué en paroisse. Jusque-là, sa chapelle n’était qu’une annexe de la mère-église de Châtel où les habitants étaient tenus d’aller faire leurs pâques. Ceux-ci réclament un prêtre chez eux, mais le Père Abbé de st Vincent s’y oppose. Après deux années de discutions, en 1695, Amanvillers a son premier curé, Jean GASPARD.

Il eut à souffrir des invasions de 1300 qui le détruisirent une première fois. La localité resta en ruines, sans habitants, jusqu’en 1448. Reconstruite par les Religieux, elle fut à nouveau détruite, en 1502 et en 1517, victime cette fois d’incendies. « Il semblait qu’il ne plut à Dieu qu’en ce lieu désert et au milieu des bois habitât personne ».

Une fois de plus, le village connut la destruction à plus de 85% dans des combats qui débutèrent en Septembre 1944 et durèrent plusieurs moi. Aucun immeuble ne fut épargné. C’est là que disparurent l’important bâtiment de la gare construit en 1873 ainsi que la très belle église de style néogothique datant de 1887 mais l’église n’a pas été détruite entièrement.


Centenaire de la consécration de l’église paroissiale

Une grande mutilée de guerre :

Durant ce siècle écoulé, l’église a connu les dures épreuves de la guerre. Ce superbe monument du plus pur style ogival, avec ses trois nefs séparées par de hautes colonnes fit en effet partie en 1944 des 650 édifices religieux atteints par la guerre. Détruite à plus de 80%, cette grande mutilée connut une longue convalescence. Après bien des discussions et des hésitations dues en partie au coût élevé de sa reconstruction, et sous l’impulsion de l’abbé Hilaire, elle put resurgir de ses fondations en 1955. La partie basse du clocher fut restaurée en pierres de taille, le reste coulé en béton.

Dans son homélie, Mgr Spir retraça l’historiques de cette église. << Ce qui m’a frappé dans l’histoire de cette église d’Amanvillers c’est le courage, la persévérance des chrétiens de ce lieu durant les huit siècles pour lesquels on possède des documents… Que de difficultés, d’épidémies, de guerres de destructions durant ces huit siècles. Chaque fois, la communauté chrétienne d’Amanvillers a relevé cette église…  Vous avez reconstruit sur les ruines de l’ancienne, cette église dont le clocher est peut-être moins haut que le précédent, mais dont les vitraux d’Hilaire sont un joyau…>>


L’HISTOIRE DES ORGUES DE L’EGLISE D’AMANVILLERS

Des orgues restaurés :

M. l’abbé Canteneur avait tenu à associer à cette fête la restauration des orgues. Parties intégrantes de l’église, ils ont aussi leur histoire.

Les premiers orgues dataient de 1897. Ils avaient été financés, comme une grande partie de l’église par l’abbé Geyer, à l’époque curé d’Amanvillers. Reconstruits en 1960, il était devenu nécessaire, trente ans après, de procéder à des travaux de relevage, modification des diagrammes de jeux, exécution d’un buffet en chêne massif pour remplacer l’ancienne façade en Zinc.

Tout comme en 1897, ils avaient trouvé un mécène. C’est Mme Paul Bilaine, femme de l’ancien maire, et selon le vœu de son époux décédé qui a fait généreusement don à la commune de la somme nécessaire pour ces travaux de relevage exécutés par la manufacture d’orgues Delangue. Le maire a tenu à lui exprimer la reconnaissance de tous au cours d’un vin d’honneur qui, à l’issue de la cérémonie, a réuni tout le monde à la salle des fêtes.

Ce centenaire associé à l’inauguration du relevage des orgues était un événement rare pour qu’il soit normal de le solenniser comme il l’a été.

 

Dernière mise à jour le 19.08.2019